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Divers quant à leur forme juridique (entente, institution interdépartementale,
syndicat mixte) et leur échelle territoriale (fleuve, bassin, vallée), les EPTB,
Établissements Publics Territoriaux de Bassin, ont une grande unité d'action,
qu'ils expriment dans leur association nationale : l’accomplissement d’une mission spécifique de service public de gestion
des cours d’eau.
Ils sont le regroupement intelligent de
collectivités locales, départements et
régions qui travaillent à l'échelle d'une
rivière ou d'un bassin versant, selon le
principe de subsidiarité (qui recherche le
niveau de compétence le mieux adapté),
tellement il est évident que les territoires
administratifs traditionnels sont inadaptés
pour appréhender une entité fuyante
par nature : l'eau, le fleuve.
Le fleuve
Garonne, par exemple, concerne quatre départements, deux régions, et même
deux pays puisque ses cinquante premiers
kilomètres de cours sont en Val
d'Aran.
L'autre grand principe qui régit
l'esprit EPTB, c'est la solidarité des territoires
et des hommes. Le déchet flottant
s'en va au fil de l'eau chez le voisin aval…
et Toulouse, puis Agen, voire Bordeaux
subiront, impuissantes, une éventuelle
pollution déclenchée à Saint-Gaudens.
Émanation et prolongement donc, des collectivités locales, à l'échelle d'un bassin
versant, les EPTB, institutions publiques
reconnues sur leur territoire, à côté des
Agences de l'Eau et des Comités de Bassin,
sont donc les seuls acteurs de gestion
globale d'un bassin. Œuvrant pour
l'aménagement du territoire, avec leur
spécificité qui concerne aussi bien le
domaine économique qu’environnemental
(eau, lit, berges, faune, flore), ils
militent pour définir les termes d'une
meilleure utilisation de la rivière,
de nouveaux équilibres entre les différents
usages de l'eau. |