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Simulation de pollution accidentelle sur la Garonne

Simulation  de pollution accidentelle sur la Garonne

 

Objectif, méthode et organisation de l’opération de traçage sur la Garonne

PRÉAMBULE

La Loi sur l’eau de 1964, renforcée par la Loi de 1992, demande aux collectivités de mettre en conformité les captages en eau potable au regard de la procédure des périmètres de protection.
En outre, l’article L211-7 du Code de l’Environnement permet aux collectivités territoriales et à leurs groupements d’utiliser les articles L. 151-36 à L. 151-40 du Code Rural pour entreprendre des études, des travaux…. présentant un caractère d’intérêt général ou d’urgence.

Aval du Pont de Tonneins (47) le 1er août 2007 vers 15 h
Aval du Pont de Tonneins (47) le 1er août 2007 vers 15 h

I – LE CONTEXTE GARONNE

Par délibération en date du 16 mars 2005 et du 23 mars 2006, le Comité syndical du Sméag a décidé d’engager une étude pour la « Simulation de la propagation d’une nappe de pollution en Garonne ». Cette étude est réalisée dans un souci de cohérence et d’économie d’échelle, en partenariat avec l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, en faveur des collectivités concernées par l’obligation de la mise en protection des captages d’eau potable en Garonne. Elle permettra aussi de finaliser le Schéma directeur d’alimentation en eau potable des départements du Tarn-et-Garonne et du Lot-et-Garonne qui ont d’ailleurs accepté de prendre à leur charge une part de financement.
Au-delà de l’économie d’échelle ainsi attendue, le Sméag trouve là une opportunité de mettre en œuvre la solidarité de bassin qui figure dans ses missions.
De plus, les résultats de cette étude seront mis à profit lors des premières phases d’étude (Etat des lieux) du SAGE « Vallée de la Garonne ».

La zone concernée s’étend de l’aval de Toulouse en Haute-Garonne à la confluence du Dropt en Gironde (soit environ 200 Km de Garonne), concerne principalement les départements du Tarn-et-Garonne et du Lot-et-Garonne, 18 points de captage d’eau potable dans la Garonne et plus de 300 000 habitants. Le coût d’objectif de l’étude a été estimé à 300 000 €, sur deux ans. Un marché d’appel d’offre ouvert a permis de retenir en décembre 2006 la société EATC (Albi) associée au bureau d’étude SETUDE (Paris) pour réaliser le traçage en Garonne qui devrait durer 12 à 18 mois, et bénéficier d’une campagne d’information et de communication adaptée.

 

II – LA MÉTHODOLOGIE RETENUE

Le but :
Observer le parcours d’un flux de polluant, mesurer sa vitesse et sa dilution, pour prévoir les conséquences et les mesures de sécurité à prévoir en cas d’accident.

La méthode :
Détecter et prévoir les risques, à l’aide d’un outil de modélisation adapté. Il s’agit de prévoir le comportement d’un flux de substances polluantes déversé accidentellement dans la rivière Garonne, en fonction des caractéristiques hydrodynamiques de cette rivière, afin de permettre la « mise en sécurité » des captages d’eau potable dans la Garonne.
Ainsi une nappe de colorant simulant une pollution sera suivie sur plusieurs dizaines de kilomètres et lors de différents régimes hydrauliques (basses, moyennes et hautes eaux) et des analyses seront effectuées, notamment à l’arrivée aux usines de production potable.
Les résultats permettront aux gestionnaires de ces dernières d’adopter un dispositif d’alerte efficace et de prévoir les mesures à prendre, en bref délai, an cas d’accident réel.
Les colorants utilisés lors de ces expériences sont de couleur rouge (rhodamine B), jaune ou vert (fluorescéine). Couramment utilisés dans les études de traçage des nappes d’eau en milieu naturel, ils sont réputés inoffensifs et sont facilement éliminés par les traitements courants de potabilisation de l’eau.
Ces opérations peuvent se révéler très spectaculaires. Elles sont encadrées par des procédures d’autorisations auprès des administrations compétentes, chargées de la police de l’eau. Elles justifient de plus, l’information préalable des communes riveraines, des sociétés de pêche et autres usagers de l’eau.
Des expériences similaires ont été réalisées sur la Garonne à l’amont de Toulouse, sur le Gers et sur le Tarn et ses affluents, ainsi qu’ailleurs en France. Elles ont permis de prescrire  des mesures de prévention contre les risques de pollution accidentelle, d’établir des protocoles d’alerte, et lorsque cela est nécessaire, l’interruption de l’alimentation en eau potable des population et la mise à disposition de ressources de secours.

Injection de colorants à Lamagistère (82) le 22/08/2007
Injection de colorants à Lamagistère (82) le 22/08/2007
© Didier Taillefer

Le planning prévisionnel :
Trois campagnes de mesures seront nécessaires pour évaluer les conditions de transmission d’une pollution accidentelle sur le Garonne : en étiage (basses eaux), en eaux moyennes, et en crue (hautes eaux). Elles se répartiront dans l’année 2007 (voir début 2008) en fonction de l’obtention des conditions hydrologiques nécessaires à ces expériences.
Téléchargez le calendrier prévisionnel "Campagne de basses-eaux" (PDF 50 ko)

Campagnes d’information :
En raison du caractère spectaculaire des expériences de coloration de l’eau de la rivière, des campagnes d’information spécifique (journaux et presse locale, télévision, Internet….) des élus, des populations et des usagers de l’eau seront menées en préalable.

CK - 26 février 2007

Vous pouvez télécharger les 2 documents suivants :

Liens utiles :

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  • Les photographies liées à ce dossier sont disponibles (en basse résolution) dans la photothèque "Portraits de Garonne" pour le département 47 (dans d'autres départements très prochainement).

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