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> L’EAU POTABLE.
Réguliers sur l’année, les prélèvements d’eau potable représentent, à l’étiage, environ 67 millions de mètres cube (hm3). Un tiers est consommé, les deux tiers sont restitués au milieu. Cependant, les effluents des stations d’épuration ont un impact d’autant plus important que le niveau d’eau est faible.
Ce volume prélevé représente un volume consommé de 23 hm3 pour un débit consommé de 1,8 m3/s en aval du bassin (hors Lot, Tarn et Gascogne).
> L’INDUSTRIE.
Les prélèvements industriels (nucléaire,
hydroélectricité, papeteries…)
réguliers sur l’année, représentent
à l’étiage 112 hm3. Cette eau est largement restituée,
la consommation nette représente environ 8 % du prélèvement, mais peut
engendrer des variations instantanées de
débits préjudiciables à l’écosystème
et aux autres activités.
Ce volume prélevé représente un volume consommé de 16 hm3 pour un débit consommé de 1,2 m3/s en aval du bassin (hors Lot, Tarn et Gascogne).
> L’AGRICULTURE.
L’irrigation représente 47 % des prélèvements à l’étiage. La consommation nette (157 hm3) est proche du volume prélevé. Toutefois, le cycle biologique des plantes allant de mai à septembre, les premiers besoins sont servis par l’hydrologie naturelle et les pluies. L’impact éventuel des pompages agricoles ne débute qu’à la mi-juillet et s’estompe début septembre. S’il reste faible par rapport aux débits naturels, en années humides, il peut être déterminant en années sêches (mini 117 hm3, maxi 209 hm3).
A l'aval du bassin, le prélèvement net agricole (non compensé, donc pouvant peser sur la ressource naturelle) peut atteindre, au plus fort de la campagne d'irrigation (entre le 25 juillet et le 5 août), 20 à 25 m3/s; l'objectif d'étiage étant quant à lui de 110 m3/s.
A noter que la surface irriguée sur l'aire du PGE Garonne-Ariège (donnée RGA 2010) est en net recul sur la dernière décennie avec 115.334 hectares irrigués, soit une baisse de 14 % depuis le début des années 2000. La culture du maïs représente les deux tiers de cette surface irriguée, puis le maraîchage et les cultures spéciales 12 %, l'arboriculture 11 % et le soja 5 %. La surface agricole totale représente quant à elle 800.542 hectares (RGA 2010) dont 52 % de surfaces en prairies, fourrage et blé. En piémont elles représentent 90 % de la surface agricole.
> LES TRANSFERTS D’EAU représentent jusqu'à 252 hm3. Trois canaux et l'adducteur souterrain Hers-Lauragais prélèvent de l’eau sur les cinq mois d’étiage : le canal de Garonne et de celui de Saint-Martory (dont les prélèvements en Garonne, non compensés, pèsent sur la ressource naturelle quand elle vient à manquer), le canal de la Neste (dont le prélèvement en Neste d'Aure est compensé à 50 % par les lacs d'altitude du Néouvielle), et et l'adducteur Hers-Lauragais qui transfert depuis le réservoir de Montbel, situé en Ariège, 24 hm3 vers le département de l'Aude (bassin atlantique ou méditerranéen).
> LA RESSOURCE EN EAU STOCKEE est estimée sur l'aire du PGE Garonne-Ariège à environ 518 hm3 dont 372 hm3 de réserves à vocation hydroélectrique situées en France (24 hm3 en Espagne), 96 hm3 de grandes réserves hydro-agricoles (capacité > 0,5 hm3) et près de 50 hm3 de petites retenues agricoles (10.000 m3 < capacité < 0,5 hm3). Sur ce stock, environ 27 % sont mobilisés pour des réalimentations de soutien des étiages.
*Il s'agit de moyennes (période 2003-2009) sur l'aire du Plan de gestion d'étiage Garonne-Ariège et du 1er juin au 31 octobre. La donnée est issue de la base de données déclaratives des redevances de l'Agence de l'eau Adour-Garonne.
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