> L’EAU POTABLE.
Réguliers sur l’année, les prélèvements d’eau potable représentent, à l’étiage, environ 60 millions de mètres cube (hm3). Un tiers est consommé, les deux tiers sont restitués au milieu. Cependant, les effluents des stations d’épuration ont un impact d’autant plus important que le niveau d’eau est faible.
> L’INDUSTRIE.
Les prélèvements industriels (nucléaire,
hydroélectricité, papeteries…)
réguliers sur l’année, représentent
à l’étiage 108 hm3. Cette eau est largement restituée,
la consommation nette représente à
peine 7 % du prélèvement, mais peut
engendrer des variations instantanées de
débits préjudiciables à l’écosystème
et aux autres activités.
> L’AGRICULTURE.
L’irrigation représente 80 % des prélèvements à l’étiage. La consommation nette (130 hm3) est proche du volume prélevé. Toutefois, le cycle biologique des plantes allant de mai à septembre, les premiers besoins sont servis par l’hydrologie naturelle et les pluies. L’impact éventuel des pompages agricoles ne débute qu’à la mi-juillet et s’estompe début septembre. S’il reste faible par rapport aux débits naturels, en années humides, il peut être déterminant en années sêches (mini 93 hm3, maxi 188 hm3).
A l'aval du bassin, le prélèvement net agricole (non compensé, donc pouvant peser sur la ressource naturelle) peut atteindre, au plus fort de la campagne d'irrigation (entre le 25 juillet et le 5 août), 20 à 25 m3/s; l'objectif d'étiage étant quant à lui de 110 m3/s.
> LES TRANSFERTS D’EAU représentent jusqu'à 212 hm3. Trois canaux prélèvent de l’eau sur les quatre mois d’étiage : le canal de Garonne et de celui de Saint-Martory (dont les prélèvements en Garonne, non compensés, pèsent sur la ressource naturelle quand elle vient à manquer) et le canal de la Neste (dont le prélèvement en Neste d'Aure est compensé à 50 % par les lacs d'altitude du Néouvielle).
*Il s'agit de données moyennes sur l'aire du Plan de Gestion d'Etiage et en période d'étiage, c'est à dire du 1er juillet au 31 octobre.
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