Des
sources plurielles
Dès ses sources, elle joue des tours aux
géographes, naturalistes et autres spéléologues.
Ainsi Norbert Casteret qui, tel le pélerin,
partit trouver dans le relief glaciaire de la Maladetta,
aux pieds du Pic d'Aneto, la preuve de sa foi inébranlable
en une théorie nouvelle : la source de la
Garonne serait ici, dans ce Massif, à 3000
mètres au Trou du Toro ; sa source offcielle,
située à Guells de Ju (l'oeil
de Jupiter), près de Vielha étant
définie, tests in situ à l'appui,
comme une simple résurgence.
La Garonne méritait bien cette petite vérification,
opérée en pleine guerre d'Espagne,
à dos d'ânes chargés de poudre...
colorante. Mais d'autres fixent son origine au Pla
de Beret ou même encore au pic de la Ratera.
Une géographie diversifiée
>La Garonne est le principal fleuve du sud ouest long de 525 km. Torrent violent dont le débit dépend de la fonte des neiges dans les Pyrénées catalanes (Garonne de piémont), elle quitte les montagnes en aval de Saint-Gaudens, et se transforme en rivière dans une vallée coupée de terrasses, reçoit l'Ariège et atteint Toulouse qui lui accorde la qualité de fleuve navigable (Garonne de plaine). Le fleuve infléchit ensuite sa course vers le nord-ouest pour recevoir les eaux du Tarn et du Lot, ses deux principaux affluents issus du système hydrologique du Massif central.
Au Bec d'Ambès, près de Bordeaux (Garonne maritime), la Garonne rejoint la Dordogne pour former l'estuaire de la Gironde, le plus vaste d’Europe continentale. A Bordeaux, le fleuve est très large et se trouve sous l'influence des marées. A marée haute se forme un mascaret qui remonte le fleuve. Zone de turbidité élevée, le bouchon vaseux est créé par la rencontre des eaux douces chargées de matière en suspension et des eaux marines salées.
Un développement adapté
>Dans un bassin versant d’une superficie de 29 500 km2, plus qu’un trait d’union, la Garonne constitue l’épine dorsale autour de laquelle s’articulent les activités humaines : production d’eau potable, assainissement, agriculture, industrie, tourisme et loisir.
>Des Pyrénées à Toulouse le fleuve est aménagé pour l'industrie hydroélectrique. Il existe deux centrales nucléaires implantées sur les rives de la Garonne, au Blayais (33) et à Golfech (82). En Lot-et-Garonne et en Gironde, la Garonne a été aménagé pour permettre la navigation.
Des passes à poissons ont été installées sur les principaux ouvrages hydroélectriques. A Golfech, à Toulouse (Bazacle) et à Carbonne la migration des poissons (Alose, Saumon, Truite de mer...) est faite grâce à l'implantation de caméra.Autrefois important axe de navigation et de transport de marchandises, la Garonne n’est aujourd’hui navigable pour les plus gros bateaux que dans son estuaire, jusqu’au Pont de Pierre à Bordeaux, et pour les grosses péniches jusqu’à Langon la suite se faisant par le Canal de Garonne qui est voué presque exclusivement au tourisme fluvial.
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